brigitte wagner
du 17 novembre au 1er décembre
Galerie Quedar
Un Moyen-Orient intérieur, éclatant
Une fois encore, Brigitte Wagner nous convie à un lumineux voyage.
Alep, Jérusalem, Pétra, Damas, Palmyre s’offrent à nous dans de précieuses miniatures. Mais plus que l’identité des lieux et l’évocation de leur nom c’est l’espace révélé qui nous captive.
A la fois construit et déconstruit, audacieux par le déséquilibre des formes,
l'espace est orienté par la perception onirique du peintre.
Le regard, dans ces miniatures-monde, cherche son chemin, s'écarte puis retourne à sa quête.
La
courbe d'une branche, celle d'un arc
l'élan des roches exhumées, celui des tapis envolés
le lacis des mosaïques, celui des ruelles arpentées, des palais aplatis, des hammams fabuleux
l'ordonnancement des dômes coupés comme des fruits, celui des arbres chargés de senteurs, de fleurs et de
fruits,
celui des colonnes très nobles
la vigueur éclatante des couleurs
tous ces éléments entrent en résonance sensible.
Et Pétra foudroyée dans les plis rougeoyants de l'effroi, mémoire obscure, est une expérience intime, infinie, partagée.
Bonheur étrange de celui qui contemple, et voyage à son tour.
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