Nous vous présentons les textes écrits par les artistes en présentation de leur exposition collective qui a
débuté hier à 14 heures à la galerie Quedar.
Leur lecture vous dira un peu de leur inspiration et de leur sensibilité et vous donnera surtout nous l'espérons l'envie de venir les découvrir à la galerie ...
Eliane CIBIEL
ELOGE DE L'EXPRESSION
Est-il nécessaire d’expliquer ou de disséquer une œuvre ? laisser émerger l’expression, n’est ce pas là
l’essentiel ?
La figure humaine n’est plus, ici, le sujet, mais le prétexte, car c’est par les vibrations
du corps tout entier que passe l’acte de créer. Il reste alors comme l’empreinte , le témoignage de l’émotion qui traverse l’artiste dans sa nécessité de peindre et de garder le
lien avec l’Autre. Il n’est plus qu’un prétexte au jaillissement du trait et de la couleur. Il se mêle aux bribes de textes et jeux d’écriture révélant le message
gravé au plus profond de l’être. La déchirure, la fragmentation des textes parlent du besoin de rompre avec les règles et s’inscrivent comme éléments plastiques pour rythmer le
tableau.
La nécessité de l’expression est un moyen d’affirmer sa singularité .Elle est facteur d’épanouissement de la
personnalité.
Convaincue de l’importance que revêt toute forme d’expression pour se libérer des contraintes
extérieurs et intérieures et d’accéder à une forme de méditation, par mon travail artistique, je souhaitais faire l’éloge de l’expression.
Ma rencontre avec Arno Stern en février 2008 m’a confortée dans ces convictions. Aussi, avais je envie de
rendre hommage à l’engagement de cet Homme qui consacre sa vie et son énergie à des générations d’enfants (petits et grands) afin de sauvegarder cette vérité profonde. Formée
par Lui comme praticien-servant, cadre qui n’a rien à voir avec une formation plastique ni analytique , grâce à mon vécu d’artiste j’ai la chance de participer à cette très belle
aventure.
Eliane Cibiel
Gerard DEBONNECHOSE
Chaque mercredi soir, depuis plus de vingt ans, se joue comme un véritable rituel dans une cave voûtée de
Strasbourg, l'atelier de Joseph.
Un modèle, le plus souvent féminin et chaque fois différent, vient prêter ses courbes et sa
personnalité à notre désir de capter toute la beauté, la singularité d’un visage, comme celle d’un corps avec ses pleins et ses déliés.
L’étude d’un corps, comme celle d’un visage est riche en enseignement et offre des possibilités d’expression particulièrement vaste selon le modèle, la pose, la technique : crayon noir,
encre, pastel, aquarelle, acrylique…
Nous sommes ainsi un groupe d’une quinzaine de personnes pour qui ces modèles sont autant de magnifiques territoires d’exploration, comme des paysages sans cesse renouvelés… et selon la
sensibilité de chacun, sublimés …
Gerard Debonnechose
Jean Michel HERIN
SKEYLE LINE II (un regard sur les lignes du ciel)
Skeye Line II … un autre regard sur les lignes des gratte ciels de New York.
C’est une première exposition de carnets de voyage poétiques, de triptyques photographiques, de cartes postales géantes, à la librairie Quai des Brumesen juillet 2008.
Le projet ci-joint consiste en un ensemble de travaux sur papier, peints à
l’acrylique, toujours inspiré de la lumière qui jaillit entre les lignes des grattes ciels, lignes de faille, de
continents qui dérivent entre les rives de l’Océan et des rivières.
Des toiles de grand format seront exposées en mars 2009 à la librairie
Kléber.
Deux univers s’affrontent : deux êtres, deux cœurs, deux pensées, deux
pays peut-être.Une actualité hélas intemporelle.
Toujours un rapport 1/3 2/3 : rapport de force ? Gage d’équilibre
esthétique ? Gage d’équilibre de vie ? Sauf dans ce petit format « Toi et moi enfin » où règnent un et un dans un même rapport. Un nouvel
équilibre ?
Toujours des lignes, comme les lignes du ciel, comme des cicatrices gravées
dans l’épaisseur des couches de peinture successives, ces couches qui se sont spontanément imposées comme un souvenir obsédant du mémorial de l’holocauste de Berlin. Autres lignes, autres causes,
suggérées par le tableau « 53 Christopher street », hommage aux émeutes du 28 juin 1969 au Stonewall Inn … Ces lignes gravées dans le papier en un geste salvateur initié par les action
painters américains chers à Jean Michel Hérin qui aime citer Barnett Newman, Frantz Kline, Cy Twombly à New York, Soulages, Fabienne Verdier ou Annie Greiner en France, ainsi que les philosophes et calligraphes asiatiques dont l’art consiste à
concentrer une pensée ou une énergie en un trait, en un mot. Principe de pensée, principe de peinture, principe
d’écriture, comme ce carnet de voyage poétique à feuilleter comme ça, au hasard des pages comme au hasard des rues de la ville qu’ils vous invite à visiter …
Hector Gayrhard
Hélène RIEHL
Pratiquant la peinture à l'huile depuis de nombreuses années, ma sensibilité artistique s'exprime à travers
une intimité et une sensualité du corps ou des corps.
En m’inspirant plus particulièrement du féminin et de l’art statuaire, une mise en scène à caractère antique
me vient tout naturellement.
En privilégiant le grand format, la stature du corps prend une dimension réelle et force la présence de mes
personnages.
Le choix de la peinture à l’huile me permet d’entrer dans les nuances et les subtilités de la lumière et
encore plus des ombres, reflet de l’âme dans ma peinture.
C’est une démarche centrée sur l’esthétique du fond et de la forme, sur
une quête d’absolue.
Vernissage Vend
de 16
l'exposition Janv
Eliane Cibiel, Gérard Debonnechose, Jean Michel Herin et Hélène Riehl vous
accueilleront à partir de 18h30
Galerie Quedar - 6 quai des bateliers - Strasbourg
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